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Flybot

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Interview de Thibault Descombes

-ou comment créer un assistant de voyage pour être sûr de ne plus faire de voyages ratés

On met notre main à couper qu’il nous est à tous arrivé au moins une fois de vivre une expérience de voyage plus ou moins médiocre, que ce soit pour un vol annulé, pour un hôtel 5 étoiles plutôt -3 étoiles, ou parce qu’on a eu bien du mal à trouver le vol qu’on voulait.

Sous le flot incroyables d’informations fournies par les divers comparateurs et autres agences de voyage en ligne, c’est ce qu’a vécu Thibault Descombes, 22 ans, tout juste diplômé, CEO et co-fondateur de Flybot, il y a un tout petit peu plus d’un ans alors qu’il organisait un voyage au Vietnam.

Un an plus tard, il a monté sa startup avec son associé Florian Garibal, CTO de Flybot, et il nous en dit un peu plus sur leur chemin avec Flybot, de l’idée derrière la création de la startup à leurs 180 000 utilisateurs aujourd’hui. Une success story qui s’est construite sur la volonté de proposer un service différent et accessible.

On vous laisse découvrir notre interview de Thibault, ça vaut le détour ! 😉

  • Bonjour Thibault, dans un premier temps peux-tu nous raconter ton parcours puis nous expliquer le concept de Flybot ?

Bonjour Impulse ! Pour ce qui est de mon parcours perso, j’ai 22 ans et je suis le CEO et co-fondateur de Flybot. J’ai suivi une formation business à Toulouse Business School dont j’ai été diplômé en 2017, donc il y a un peu plus d’un an.

On a créé Flybot peu de temps après en novembre 2017. Flybot, qu’est-ce que c’est ? C’est un chatbot sur Messenger qui a pour but d’assister les utilisateurs dans leur voyage. On essaie, via la messagerie, de faciliter l’organisation du voyage pour le voyageur.

L’idée c’est de lui permettre de trouver le vol le moins cher, l’hôtel le moins cher, et les activités à faire sur place.

Dans la première version qu’on a lancée, on était plus un comparateur de vol sur Messenger, mais grâce aux feedbacks, on a évolué et depuis quelques mois, maintenant, on se détache du modèle de comparateur de vol. On essaie vraiment de se positionner comme une force de proposition. Par exemple, c’est d’être capable de dire à l’utilisateur à quelles dates son vol est le moins cher, ou encore de suggérer des destinations. Parce que cette force de proposition, ça représente une vraie valeur ajoutée.

On s’est lancés dans l’aventure Flybot en novembre 2017 et aujourd’hui on compte 180 000 utilisateurs, avec un investissement zéro, sans levée de fonds et on a été auto-suffisant dès le départ.

[On dit CHAPEAU !]

  • Flybot pour nous, ça répond vraiment à un besoin face à une overdose de comparateurs, de sites de réservation et d’informations, mais comment en es-tu arrivé à ce constat ?

Alors, c’était l’été dernier. Avec Florian, mon associé aujourd’hui, on devait partir en voyage au Vietnam et c’était moi qui était en charge de l’organisation du voyage. Et lors de la recherche du billet, je me suis rendu compte que c’était un vrai calvaire, parce que le prix d’un même billet varie d’un site de comparateur à un autre.

C’est là que j’ai eu l’idée : il fallait créer une alternative aux propositions de valeurs actuelles. Quelque chose auquel tu donnerais simplement les infos de ton voyage et tu aurais des propositions.

Alors pourquoi le chatbot ? Pour trois raisons :

– Un site internet ? Des propositions de valeurs sous cette forme, il y a en a déjà beaucoup trop.

– Une app ? Non seulement c’est, d’une part, tout de même compliqué au niveau développement mais en plus le taux de conversion est beaucoup moins important du fait du process d’utilisation en lui-même.

– Le chatbot était en train de se démocratisé et se place comme une solution simple d’utilisation, et intéressant pour nous en termes d’IA et de discussion avec les utilisateurs.

  • Tu es un jeune entrepreneur, fraîchement diplômé, comment ça s’est passé ?

En fait, déjà, l’entrepreneuriat pour moi, d’où ça vient ? J’ai fait mon stage de fin d’études dans une startup, c’était une appli mobile et j’étais chargé de faire de l’acquisition client (d’où ma connaissance du fonctionnement des apps). Avant cela, très honnêtement, je ne connaissais pas grand-chose au monde des startups. Mais ça a vraiment été une expérience marquante pour moi. C’est à la suite de ce stage que j’ai eu l’idée de Flybot et ensuite tout s’est fait très vite.

Bon, c’est vrai que mes parents sont tous les deux entrepreneurs donc c’est une environnement plus propice. Mais avant tout, la recette de ce succès, c’est qu’on a fait des tests de notre idée, on en a parlé autour de nous, ça plaisait, on a identifié un besoin et une façon de le traiter, alors on s’est lancés !

  • En termes de partenariats avec les compagnies aériennes et les comparateurs de vol, comment ça se passe ? Mais avant tout, comment est-ce que tu as réussi à les convaincre ?

Alors, avant même de créer le chatbot, on était obligés de nouer des partenariats avec les comparateurs de vols pour pouvoir accéder à leurs bases de données. Donc ces partenariats ont été actés avant même que le chatbot ne soit véritablement lancé.

 

Notre première prise de contact, c’était de leur dire qu’on vouait accéder à leurs bases de données et qu’ils nous donnent une commission pour les utilisateurs redirigés vers eux. Autant vous dire qu’on a mis des mois pour convaincre les premiers partenaires ! Mais une fois qu’on en avait un dans la poche, tous les autres ont suivi.

En termes de business model, on fonctionne donc avec les comparateurs avec un système de pay-per-click. On est payé à la mise en relation client et pas au billet acheté.

 

L’idée de départ, c’était de capitaliser sur la curiosité de gens pour tester notre produit.

Mais puisqu’on veut intégrer plus de fonctions que le vol à l’avenir, ce business model est voué à évoluer.

  • Chez vente-privee Impulse, nous voulons mettre en valeur des solutions tech qui changent le quotidien et les modes de consommation. Flybot, c’est un chatbot mais pour la recherche du billet, en termes de techno, comment ça se passe derrière ?

Derrière le chatbot, il y a l’algorithme qu’on a développé et qui a besoin de 4 infos pour fonctionner : la ville de départ, la destination, les dates et le nombre de passagers.

Donc au cours de la conversation que le chatbot a avec l’utilisateur, il doit recueillir ces 5 informations qu’il envoie ensuite à nos serveurs.

Ces infos après, on les comprend, on se connecte aux bases de données et on récupère les résultats, on les combine, on les trie, on les comprend et on renvoie au bot qui écrit le message avec les résultats et le partage à l’utilisateur.

  • Trop cool ! Mais tu parlais tout à l’heure d’IA, alors le chatbot, il apprend ? Comment ?

Alors, au tout début, il faut quand même penser que c’était vraiment de l’artisanal. On avait 50 utilisateurs et on faisait les recherches manuelles sur Internet pour leur proposer un vol. Puis on est passé de 50 à 500 utilisateurs et c’était plus compliqué.

Mais là où le chatbot nous aide grâce à son lien avec nos serveurs et bases de données, il doit apprendre à comprendre le mieux possible tout ce que dise les utilisateurs et leurs différentes requêtes. Au début, on l’a programmé avec des données de départ puis au fur et à mesure, il est en mesure de comprendre de plus en plus de choses, de formulations etc.

  • Flybot compte aujourd’hui plus de 180.000 utilisateurs. En l’espace de combien de temps s’est construite cette communauté ? Comment est-ce que vous vous expliquez ce succès ?

On a acquis ces 180 000 utilisateurs depuis novembre 2017. Mais je dois dire que oui, les 50 000 premiers sont venus sur Flybot pour le produit en lui-même, mais la suite de la croissance, elle n’aurait pas suivi sans tout ce qui a été mis en place pour la générer.

On a fait beaucoup de publicités sur Facebook et au début, tout l’argent qu’on gagnait, on le réinvestissant en acquisition, ce qui a généré une boucle vertueuse.

Maintenant, on est plus sur une stratégie de rétention de nos utilisateurs. Par exemple, on propose chaque semaine des bons plans voyage, des alertes si les prix des vols recherchés bougent. L’idée, c’est qu’une fois qu’ils sont venus sur Flybot, il ne l’oublie pas.

  • Quelles sont les prochaines étapes et objectifs pour Flybot ?

Le next step, c’est d’intégrer l’offre logement et de proposer des solutions type hôtel ou autre hébergement à des prix bas. On va bien sûr travailler sur l’amélioration de la compréhension de Flybot en lui-même, des données qu’on a et de nos résultats.

De manière générale, on va chercher à développer nos activités pour étendre notre scope de proposition de valeur.

On a aussi un travail à faire sur l’évolution et l’amélioration de notre business model pour à la fois soutenir notre croissance et s’adapter à l’évolution du bot en lui-même.

Pour le tester de suite, c’est par ici :

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